le KALARIPAYATT est un art martial indien ancestral, appelé
"mère des arts martiaux", et originaire du Kérala (Inde du Sud)

Le Kalaripayatt

Le kalaripayatt est un art traditionnel indien pratiqué dans l’état du Kérala. Il se pratique (payatt) dans un temple (kalari) et se transmet par des gurukkals (maîtres) de père en fils.
Peu connu jusque très récemment en Europe, il est appelé pourtant « mère des arts martiaux », car sa forme initiale aurait inspiré le Kung Fu, l’Aïkido et le TaïChiChuan.

Art de défense, on y retrouve le travail à base des postures d’animaux, les exercices de jambes dans un couloir et les combats en cercle propres aux arts martiaux. Il développe une grande souplesse chez l’apprenant, une fluidité des mouvements, une étrange félinité due à l’organicité de ses mouvements.

Les armes de bois (Kettukari, bâton ; Cheruvatti, petite massue…) et d’acier (dague, épée…) sont utilisées dans des combats chorégraphiés. Il n’y a pas d’improvisation en Kalaripayatt.
Etant très grâcieux, parfois comparé à la capoira, il a déjà inspiré certains chorégraphes contemporains tels que Wim Van DeKeybus, Bartabas, ou Michel Lesthréan.

 

 



 

Les maîtres (gurukkals) conservent cette tradition. Les élèves sont entraînés depuis leur enfance (vers l’âge de sept ans), et peuvent pratiquer tout au long de leur vie d’adulte.

Comme tous les arts en Inde, il s’agit d’un art sacré, d’une offrande aux divinités. Il se pratique dans un kalari, sorte de temple orienté est-ouest, où toutes les figures du panthéon indiens sont représentées.

Les éléments principaux du kalaripayatt incluent un entraînement physique, des combats chorégraphiés armés et non armés, des exercices de respiration, une haute forme de méditation.

La légende dit que Parasurama, un Avatar (réincarnation) de Lord Vishnu (le Dieu de l’Immanence), et élève de Lord Shiva (le Dieu des transformations, principe de création et de destruction), créa le Kérala et le Kalaripayatt.

 

 

 

 

 

 

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